www.griote.tv

OUVERTURE DES DÉBATS SUR L’AFFAIRE MALICKA : LE CONSEIL DES PRÉVENUS EXIGE LA PROJECTION DES VIDÉOS EN SALLE D’AUDIENCE

Lors de l’audience, les avocats des prévenus ont exigé la diffusion des vidéos polémiques , l’une des preuves de l’accusation.

C’est sur cet aspect tumultueux que le tribunal a levé la 6ème audience dans l’affaire Malicka Bayemi contre le journaliste sportif Martin Camus Mimb et Wilfrid Eteki.

Il est 13h au tribunal de première instance de Douala Bonanjo ce 24 janvier 2022. Dans la salle annexe du parquet 2000 ou encore salle correctionnelle, débutent les débats sur une affaire de mœurs. Un sujet sensible qui captive l’attention du public. Il s’agit de la publication des vidéos obscènes, d’acte de proxénétisme, de propagation de fausses nouvelles entre autres relevés comme chefs d’accusation.

Martin Camus Mimb et Wilfrid Eteki sont au banc des accusés et lMalicka est présente dans son box. Tout commence par la décision du tribunal sur la demande de mise en liberté provisoire formulée par Eteki lors des précédentes audiences. cette demande est rejetée, le coaccusé de Martin sera maintenu en détention.

Ouverture des débats

15h16 minutes, Malicka est appelée à raconter les faits. Dans ses yeux se lit l’amertume. Dans un langage soutenu, elle relate dans les moindres détails ce qui s’est passé ce jour du 16 juin 2021 où tout a basculé.  Elle est de temps à autre interrompue par le conseil des prévenus, les murmures dans la salle et parfois, les éclats de rire.  Mais avec courage et soutenue par son conseil et sa famille, elle raconte tout au public, sans langue de bois, pendant plus d’une heure.

La parole est ensuite donnée au procureur de la république, puis au conseil de Malicka. C’est à partir de cet instant qu’un échange houleux est entamé en salle correctionnelle, avec des mots acerbes lancés par le conseil des prévenus à l’endroit de la partie adverse.

«vous vous comportez comme des chiens enragés»,

lance l’un des avocats des prévenus.

Le conseil de Malicka exige des excuses et le respect de leurs confrères, ce qui marque d’abord un temps d’arrêt et l’interrogatoire reprend juste quelques minutes après.

 

www.griote.tv

Débat sur l’authenticité des pièces fournies par Malicka

Le problème se pose au moment où le collectif d’avocats constitué pour la cause de Malicka Bayemi fournit au tribunal une clé contenant les vidéos présentant la nudité de Malicka et ses ébats sexuels avec les deux hommes.

En effet, le conseil de la jeune femme de 25 ans a présenté les pièces justificatives parmi lesquelles, une clé USB. Cette dernière contient les vidéos à polémique selon le collectif, dont celle présentant sa nudité filmée dans le bureau de Martin Camus Mimbs. Les avocats de Malicka ont d’ailleurs prévu un ordinateur portable pour la diffusion. Tout comme ceux de Wilfrid Eteki ont également apporté un téléviseur pour faire visionner les vidéos qu’il aurait lui aussi en sa possession.

Appareil de visionnage

Sur le coup, le conseil des prévenus exige la diffusion en public des vidéos. Seulement, le tribunal va accepter la clé USB dans les pièces justificatives du collectif mais refuser la projection en salle. Toutefois, le conseil des prévenus est invité à visionner ces éléments hors du tribunal. Sur cette décision, l’un des avocats de Martin pas d’accord, va interrompre l’audience et menacer de quitter la salle si sa demande n’est pas acceptée.

« Nous n’entendons pas continuer si cette pièce n’est pas montrée au public »,

exige Me Toto Soppo et d’ajouter,

« la seule solution est de visionner cette pièce ou à défaut, on la retire ».

C’est ainsi que les débats commencent à aller dans tous les sens. Le temps file, certains sont pressés de rentrer regarder le match Cameroun-Comores qui allait se jouer dans quelques heures, dans le cadre de la CAN 2021.  Me Toto Soppo va non seulement s’appuyer sur la décision du président de la république selon laquelle, on devrait arrêter le travail à 14h dans les services publics, mais aussi souligner son problème de santé pour demander l’arrêt des débats.

Chose qui est faite. Il est 18h12 minutes lorsque la présidente du tribunal met fin aux échanges transformées en tohu-bohu entre parties civiles. La cause est renvoyée au 31 janvier 2022.

Rachèle KANOU

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!
Top