Les mesures restrictives ont occasionné de nouvelles orientations, l’ont souligné les acteurs présents à l’Event Talk entre professionnels de l’industrie du mariage et de l’événementiel.
Pour tirer leur épingle du jeu, les acteurs de l’événementiel et ceux du mariage en particulier essaient tant bien que mal d’adapter l’activité au contexte du coronavirus. C’est également le cas du Sammec 2021. Contrairement aux années précédentes où l’on observait un foisonnement d’invités et exposants, cette année, les mesures restrictives ont imposé des rencontres en petits comités.

Continuer de vendre du rêve face à la covid
«On a des restrictions qu’on doit respecter dans un environnement difficile…on essaie de trouver les meilleurs angles possibles, je fais partie de ceux qui sont convaincus que c’est notre boulot voire notre mission à nous les gens de l’événementiel de vendre du rêve», affirme Mélanie Wabo, Présidente du comité d’organisation du salon du mariage.
Continuer d’y croire, c’est le leitmotiv des acteurs du secteur de l’événementiel. D’ailleurs désormais, existe un nouveau plan de déploiement dans l’organisation des mariages. Pas plus de 50 personnes en salle, sur les tables contenant habituellement 10 invités, désormais on en met 4.
«Tout le monde porte un masque au moment d’aller au buffet, au point d’offrir des masques à tous les invités. On peut penser à des tables individuelles au lieu de 10 par table.», précise Mélanie.
D’ailleurs le service au plat est désormais privilégié dans le strict respect la distanciation physique.
Mélanie Wabo
Crise sanitaire, crise financière…
Il va s’en dire que le contexte de crise sanitaire a également entrainé une crise financière. Il a fallu pour beaucoup adopter une politique tarifaire de circonstance. Mais d’autres n’ont pas pu tenir et ont fermé boutique. La résilience ayant atteint son apogée.
Même du côté des mariés, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Certains ayant déjà renvoyé leur mariage à plusieurs reprises à cause des restrictions, ne savent plus à quel saint se vouer. Ce qui oblige parfois les weddings planners à se transformer en psychologues de circonstance pour les consoler.
Paule Diane Himsta
Formaliser son entreprise…
Il a été conseillé à ces entrepreneurs de l’industrie du mariage de sortir de l’informel, car pour ceux qui y sont, leurs entreprises sont plus à risque, ainsi a expliqué Paule Diane Himsta, Responsable d’un Centre de Gestion Agrée.
La formalisation de la structure impose une autodiscipline et une formation du personnel à s’arrimer aux standards. Des standards difficiles à établir dans un univers dans lequel les acteurs évoluent en rang dispersé, pourtant, il est connu de tous que l’union fait la force.
Raison pour laquelle les personnes présentes à cette rencontre ont évoqué l’importance d’un syndicat devant porter les revendications de la majorité.
Laura Sen
La transformation numérique…
Dans l’élan des solutions concernant la survie de l’industrie du mariage et la préservation de son côté féérique, il a été conseillé aux acteurs de s’arrimer au numérique afin d’être plus compétitifs. Cas pratique au Nigeria, où, des mariages sont organisés avec un nombre limité de personnes en présentiel et des invités sur Zoom, qui bénéficient du même service que ceux présents en salle. Evidemment dans ce cas le budget est revu à la hausse.
Des idées et bien d’autres développées lors de l’Event Talk organisé le vendredi 02 avril par le comité d’organisation du Salon du Mariage de Douala Pro autour du thème : « Les acteurs de l’événementiel camerounais face à la crise».
Chantal Mveng

C’est un vrai régal de vous lire ,on a l’impression d’y être .
Merci