Les cas d’agressions et de viols répétés envers les femmes ces dernières années ont créé une grande frayeur, l’opération de la chasse aux motos vient-elle contourner ce phénomène d’insécurité?
Au petit matin du mardi 01er octobre, les premiers usagers fidèles des motos taxis sont déjà dans les carrefours. A Akwa mobil Bonakouamouang, la police municipale effectue une descente inopinée sur le terrain malgré dame pluie, afin de vérifier le respect des mesures instaurées par les autorités gouvernementales. De plus en plus les motos-taximen sont impliqués dans les complots d’agressions, viols des femmes.
C’est le cas de Marie Edwige la gérante des transactions mobiles décédée le 26 août 2024 à l’Omnisport à Yaoundé. Les bourreaux de Marie Edwige étaient des conducteurs de moto-taxi de jour, mais la nuit venue, ils devenaient des braqueurs.
« L’instigateur du plan comptait sur la confiance que sa victime avait en lui pour la réussite de son coup, le moto-taximan avait l’habitude de transporter cette dernière. Il a profité maintenant de cette confiance faite par la victime pour la dérober de ce qu’elle avait »
a révélé le lieutenant Ewane Mesumbe, officier adjoint à la compagnie de Yaoundé 3.
On se souvient de la major Ndjock Jeanine, agressée mortellement par trois conducteurs de moto-taxi au quartier Kotto à Douala le 12 juin 2023, Alice Monthé a également subi une situation similaire au quartier Sin-catex à Douala au mois de février. Ne sont pas en reste les cas d’agression à la gare routière de Mvan à Yaoundé, des situations d’insécurité qui créent la frayeur au sein de la population.
Les mois d’août et septembre 2023 ont enregistré 900 accidents signalés. Le banditisme et la violence se sont s’invités avec 700 cas d’agressions, 300 viols et 110 détournements d’itinéraires. Paul Antanga Nji, ministre de l’administration territoriale informait que les présumés auteurs de ces actes criminels se trouvent parmi les conducteurs de moto-taxi, mais aussi parmi certains passagers. Les familles des victimes sont parfois soumises à des rançons. Ce qui invite à des mesures sécuritaires strictes.
Chasubles, Qr code sont des éléments mis à la disposition des motos-taximen afin de garantir leur identification. Sur 800 000 motos-taxis dans la ville de Douala, 3800 seulement sont enregistrés et enrôlés aux services de la mairie dont moins du 1/3, situation encore assez inquiétante. Willy Kengne représentant des motos-taxis affirme que 80% des 800 000 ne sont guère en possession d’un permis de conduire ce qui rend la situation plus difficile.
Le début de la répression a été prorogé, le gouvernement mènera t’il jusqu’à la fin le combat contre l’insécurité ? Interrogations qui laisse encore des zones d’ombre dans les esprits.
Christagit Womsiepon (Stagiaire)

Le port des chasubles ne garantit pas d’ailleurs que les bandits de moto par exemple seront coincé ! Remarque : on peut porter un chasubles sur une moto quelconque y compris celle qui ne nous appartient pas .